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Roald Dahl écrit des contes. C’est vous dire qu’il en connaît plus long sur la réalité que ceux qui croient y comprendre quelque chose sous prétexte qu’ils l’étudient de façon sci-en-ti-fi-que...
Il sait “que c’est excitant quand c’est horrible”, que les adultes ne valent pas un caramel mou face à un problème réellement grave et qu’il ne reste guère que les grands-mères et les petits garçons (à la rigueur les petites filles...) pour s’y colleter. Il sait aussi que les sorcières n’ont rien à voir avec des caricatures affublées de chapeaux ridicules, de capes grotesques et chevauchant des balais. Des balais ! Je vous demande un peu où ils vont pêcher ça, les adultes ? Non, les sorcières sont parmi nous, “elles s’habillent de façon ordinaire et ressemblent vraiment à des personnes normales”, normales comme vous et moi, enfin... plutôt comme vous. Il sait surtout qu’à force d’écrabouiller un marmot par-ci par-là, les sorcières ont pris goût à la chose et décidé de changer d’échelle pour opérer désormais au niveau mondial, comme le fait toute entreprise un peu sérieuse. Il sait tout ça et beaucoup d’autres choses très absurdes, très noires, très drôles. Il sait enfin que dans la vie chaque action a un prix, et que toutes les histoires ne finissent pas forcément bien, même si elles ne finissent pas complètement mal...
Sur scène il y aura plus de quarante-cinq acteurs : trois comédiens, deux musiciens et au moins quarante marionnettes. Il faut ça pour raconter une histoire pareille. Il y aura un castelet qui sait tout faire et même de la magie. Accrochez-vous à vos sièges !
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