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Tout commence comme un gag: Nanouk amarre son canoë au rivage... on le croit seul à bord mais par le minuscule trou de sortie, émergent soudain un, deux, trois Esquimaux et une ribambelle de chiens au chaud dans la coque effilée. Buster Keaton n’aurait pas fait mieux... Comme les frères Lumière, Flaherty filme avec un naturel et une limpidité qui colorent la vie d'une poésie intense, magique et sacrée...
Yves Jaéglé, Le Parisien
Nanouk, l'Esquimau, le film
Robert J. Flaherty - USA, 1922
Nanouk nous conte la vie quotidienne d'un chasseur et de sa famille dans le Grand Nord. L'été, Nanouk et les siens voyagent sur le fleuve pour pêcher le saumon et le morse. L'hiver, leurs ventres sont plus souvent vides que pleins. Chaque jour, la quête reprend et la vie continue... C'est au cours d'un séjour de quinze mois en Arctique durant l'hiver 1920 que l’explorateur Robert Flaherty rencontra Nanouk. Son génie fut non seulement de saisir des moments de la vie de ces Esquimaux, mais aussi de les utiliser comme acteurs dans des "mises en scène documentaires" qui révèlent toute la tendresse et la fantaisie des personnages. Avec ce documentaire poétique, considéré comme le premier dans l’histoire du cinéma, Flaherty est entré dans la légende.
Guigou Chenevier, le musicien
Percussions, pad, casio, machines, guitare électrique, petit piano, clarinette, flûte bambou, tuyaux, etc.
Guigou Chenevier
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