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Cinéma français


Durant les mois d'été, ce cycle vous propose de voir ou revoir une sélection des films qui ont marqué le cinéma français cette dernière année.


Coeurs
Alain Resnais (2h05, France-Italie, 2006)
Avec Sabine Azéma, Lambert Wilson, André Dussollier, Pierre Arditi, Laura Morante, Isabelle Carré

Thierry se donne beaucoup de mal pour trouver un appartement à Nicole et Dan pendant que sa soeur cadette, Gaëlle, recherche secrètement l'amour. Dan, militaire de carrière, passe ses journées dans un bar où il confie à Lionel, le barman, ses mésaventures avec Nicole. Pour assurer son service du soir, Lionel fait appel à une assistante à domicile bénévole pour s'occuper de son père, Arthur. C'est Charlotte qui se présente. Et ainsi, le mouvement d'un personnage peut bouleverser le destin d'un autre sans pour autant qu'ils se connaissent voire se rencontrent...

Coeurs, adapté d'une pièce de théâtre écrite par le dramaturge anglais Alan Ayckbourn est un film qui lutte courageusement contre cette obligation qui nous est faite quotidiennement de regarder la réalité en face. On ne peut la regarder que de côté ou, à la rigueur, en arrière, mais le mieux est de la fuir pour qu'elle ne tue pas nos rêves, stérilise nos imaginaires et formate nos utopies.
Alain Resnais, Télérama.


 




Molière
Laurent Tirard (2h, France, 2007)
Avec Romain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante

En 1644, Molière n’a encore que vingt-deux ans. Criblé de dettes et poursuivi par les huissiers, il s’entête à monter sur scène des tragédies dans lesquelles il est indéniablement mauvais. Et puis un jour, après avoir été emprisonné par des créanciers impatients, il disparaît…

J’avais le souvenir d’avoir lu Le Misanthrope avec plaisir au lycée, mais rien depuis. Je me suis donc replongé dedans et, maturité et expérience aidant, cela m’a beaucoup plus parlé aujourd’hui qu’à l’époque ! Du coup, j’ai eu envie de lire Molière. J’ai découvert Les Femmes Savantes que je ne connaissais pas du tout. J’ai tout aimé de cette pièce brillante. Au-delà de la magie des mots, les situations étaient universelles, intemporelles et Molière les restituait avec un sens de la nature humaine unique. Comment faire un choix ? Comment adapter ? Le Misanthrope ne me suffisait pas, Les Femmes Savantes non plus. En parallèle, je me suis évidemment intéressé à l’auteur et j’ai commencé à lire des biographies.
Laurent Tirard.

 Site officiel du film

Mardi 17 juillet à 20h30


 




Les Ambitieux
Catherine Corsini (1h30, France, 2007)
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber

Julien est un jeune auteur qui rêve d’être édité. Il réussit à obtenir un rendez-vous avec une éditrice redoutable Judith Zahn. Celle-ci ne lui reconnaît aucun talent mais le trouve à son goût. Il se laisse séduire et devient son amant. Un soir, par curiosité, il fouille dans ses affaires et découvre une histoire qui le passionne, l’histoire du père de Judith, révolutionnaire des années 70, mort au combat en Amérique du Sud. Julien décide d’en faire un livre sans rien en dire à Judith...

Judith, Julien, deux personnages aux caractères bien trempés, contradictoires, se jaugent, s'attirent, se repoussent. Emporté par son envie de réussite, il lui ment les yeux dans les yeux. Désireuse de rester la plus forte, elle ne se dévoile jamais complètement. Ils se livrent bataille, se piègent, croient se jouer l'un de l'autre. Mais quand ils finissent d'en rire voilà qu'elle pleure. (...) J’ai voulu une comédie contemporaine qui ait à la fois de la légèreté mais aussi de la profondeur et de la gravité sur les thèmes du pouvoir, de la légitimité, de l’engagement. Il fallait pour cela que les personnages et les acteurs acceptent de tomber les masques et arrivent à dévoiler une part de leur vérité, de leur moi intime. Karin Viard et Eric Caravaca m’ont prouvé tous les jours leur profond attachement à ce projet et le film leur doit beaucoup. Grâce à eux les personnages se transforment et nous émeuvent quand ils ne nous font pas rire.
Catherine Corsini.

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Mardi 24 juillet à 20h30


 




Ne le dis à personne
Guillaume Canet (2h05, France, 2006)
Avec François Cluzet, André Dussollier, Marie-Josée Croze, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand
Musique originale de M.

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image ? le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot?

Après avoir attiré plus de 500 000 spectateurs avec son premier long métrage: Mon idole, Guillaume Canet est repassé derrière la caméra pour adapter le célèbre thriller du talentueux écrivain Harlan Coben: Ne le dis à personne, traduit en 27 langues et vendu à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde. C'était vraiment la première fois que je lisais quelque chose qui n'était pas de moi et que je pouvais m'imaginer réaliser. En lisant le roman, je voyais les images, je savais exactement comment je voulais le réaliser et une fois le scénario écrit, au moment de tourner, j'ai essayé de ne jamais quitter cette ligne directrice, de rester fidèle à la première émotion que j'avais eue.
Guillaume Canet

 Site officiel du film

Mardi 31 juillet à 20h30


 




J'attends quelqu'un
Jérôme Bonnell (1h36, France, 2007)
Avec Jean-Pierre Darroussin, Emmanuelle Devos, Eric Caravaca

Père divorcé, patron de café, Louis éprouve pour Sabine plus que de l'affection. Ils se retrouvent souvent à l'hôtel, l'après-midi. Mais pour cela, il la paye. Elle a d'ailleurs d'autres clients… Cet amour contrarié lui cause une peine qu'il ne partage pas même avec sa soeur Agnès, mariée avec Jean-Philippe depuis longtemps. L'amour, la complicité et les années n'empêchent pas les mélancolies passagères. Un jour, Agnès croise Stéphane, un jeune homme qu'elle a connu enfant. Lui aussi transporte un lourd secret...

Au départ, c’est le lien entre Louis (Jean-Pierre Darroussin) et Sabine (Florence Loiret-Caille) qui m’est venu. Avec le désir de faire un film uniquement sur cette histoire-là. En même temps, j’avais quelques autres personnages en tête... Les trois histoires qui s’entrecroisent dans J’attends quelqu’un me sont apparues séparément, mais plus ou moins au même moment. Je ne crois pas au hasard. Assez vite, je me suis rendu compte que cela avait du sens de les rassembler, que les résonances n’étaient peut-être pas évidentes mais réelles, émotionnelles
Jérôme Bonnell

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Mercredi 8 août à 20h30


 




Ne touchez pas à la hache
Jacques Rivette (2h17, France, 2007)Avec Jeanne Balibar, Guillaume Depardieu, Bulle Ogier

Armand de Montriveau, général français, débarque dans une île espagnole lors de l'expédition française pour rétablir l'autorité de Ferdinand VII. Depuis cinq ans, il recherche dans tous les couvents d'Europe et d'Amérique une femme dont il était éperdument amoureux et dont il a perdu toute trace. C'est dans le monastère qu'abrite cette île qu'il découvre que soeur Thérèse est celle qu'il recherche. Il obtient l'autorisation de la voir en présence de la mère supérieure…

Dès le départ, ce qui nous intéressait, même si cela peut paraître chimérique, était de transposer en termes cinématographiques l'écriture de Balzac. Cette écriture joue sur des forces contradictoires, qui génèrent comme un système d'explosion contenue: les longues phrases coupées par des incidentes, les changements de vitesse surprenants, cette façon de dire presque en passant les choses les plus importantes...Voilà pourquoi il faut effectivement lire Balzac mot à mot.
Jacques Rivette

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Mardi 14 août à 20h30


 




Le Candidat
Niels Arestrup (1h35, France, 2007)
Avec Yvan Attal, Stefania Rocca, Niels Arestrup

Peu avant l’élection présidentielle d’un état européen, Michel Dedieu a remplacé au pied levé le candidat de son parti, contraint de se retirer à cause d’un cancer fulgurant. Au lendemain du premier tour, il ne lui reste que très peu de temps pour préparer avec son équipe rapprochée, le débat télévisé qui l’opposera à son adversaire. Peu apprécié des médias et de l’opinion, il doit à tout prix améliorer son image et affiner son argumentaire. Mais il découvre qu’il est en fait prisonnier d’une terrible manipulation dont il ne s’extraira qu’en jouant sa propre partition...

Pour ses débuts derrière la caméra, Nils Arestrup, acteur secret, signe un film à son image. Tout est dans sa manière de nous éclairer en privilégiant les zones d’ombre, de nous parler de politique sans reproduire le brouhaha médiatique, avec une élégance et une subtilité qui ne courent pas les rues. (...) Il met à profit ses questionnements d’acteur sur le personnage et la personne pour observer avec un œil neuf le monde des hommes qui font de la politique, leur vie. Il nous dit qu’il y a là le choix et le risque d’un destin. Il redonne un sens solennel à ce qu’est l’engagement : une affaire d’Etat, et une affaire d’âme.
Frédéric Strauss, Télérama

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Mardi 21 août à 20h30


 




Les Chansons d'amour
Christophe Honoré (1h40, France, 2007)
Avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni

Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : Il y a trop de gens qui t'aiment... Je ne pourrais jamais vivre sans toi... Sorry Angel... Les chansons d'amour raconte aussi cette histoire-là.

On pense de fait beaucoup à la Nouvelle Vague, mais entre autres : Les Chansons d’amour procure la même impression troublante qu’un palimpseste, un mille-feuille de réminiscences musicales et cinématographiques. Pour autant, Honoré ne se retourne pas vers le passé, il s’inscrit bien dans le Paris métissé d’aujourd’hui, un Paris d’hiver, de brume et de gel. Un Paris documentaire, filmé une fois encore de façon très sensible. La vitalité est bien le principe directeur de ce film intemporel et très actuel à la fois, traversé par la mort, mais qui refuse justement tout ce qui lui est associé, de la peur à la résignation. Voilà un hymne à tous les possibles, qui propose diverses manières de vivre ensemble à deux, à trois, en famille, en société, entre homos et hétéros. Il compte large. Comme un film populaire.
Jacques Morice, Télérama


 





Calendrier

Mercredi 11 juillet
20h30 Coeurs

Mardi 17 juillet
20h30 Molière

Mardi 24 juillet

Mardi 31 juillet

Mercredi 8 août

Mardi 14 août

Mardi 21 août

Mardi 28 août


Tarifs

Plein : 3,30 €
Réduit : 2,80 €
Avantages jeunes : 2,30 €
Passeport théâtre de l’Espace : gratuit