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Shohei Imamura



Deux fois Palme d'or à Cannes, Shohei Imamura a porté un regard clinique sur la société japonaise, décortiquant les mécanismes du désir et de l'oppression chez ses contemporains.
Il s'est également plu à dresser le portrait d'hommes et surtout de femmes ayant su refuser avec détermination la dure existence que leur offrait la société japonaise. Peuplé de prostituées et de petits truands, son cinéma, non dénué de cynisme offre la part belle aux petites gens.
Mort le 30 mai 2006, à l'âge de 79 ans, ce fils de médecin qui avait fait des études de lettres, a été l'assistant d'Ozu avant de réaliser ses films, plus d’une vingtaine au total. Illustre figure de la nouvelle vague japonaise dans les années 60, Imamura qui ne craint aucun tabou suscitera la controverse tout au long de sa carrière.

De l’eau tiède sous un pont rouge
Shohei Imamura (1h59, Japon, 2001)

Yosuke, un homme d'une quarantaine d'années que sa femme vient de quitter et qui ne supporte plus son travail, se rend sur les conseils d'un vieux vagabond, dans une maison particulière, située au coeur d'un village de la péninsule de Noto, et d'où l'on peut apercevoir un pont rouge. Dans cette demeure se trouve une jarre qui contiendrait une statue de Bouddha en or, volée dans un temple à Kyoto par ce vieux vagabond.
Yosuke ne trouve pas la jarre mais fait la connaissance de Saeko, une femme étrange et kleptomane. Celle-ci a le pouvoir de faire s'épanouir les fleurs en dehors des saisons et de faire venir les poissons par l'eau qu'elle fait jaillir de son corps lorsqu'elle éprouve le plaisir charnel.

Vendredi 12 à 18h00
Dimanche 14 à 21h00
Vendredi 19 à 18h00

 


L’anguille
Shohei Imamura (1h57, Japon, 1997)
Palme d’or au festival de Cannes

Takuro Yamashita est mis en liberté provisoire sous la responsabilité d'un bonze après avoir passé huit ans en prison pour le meurtre de sa femme. Ayant appris le métier de coiffeur au cours de sa détention, il décide de s'installer dans une friche industrielle non loin de Tokyo. Il est renfermé, ne parlant guère qu'à l'anguille qu'il a apprivoisée pendant ses années d'incarcération. Cependant, le salon, qu'il retape de ses mains, lui permettra de renouer des liens avec un groupe de voisins.

Vendredi 12 à 21h00
Mercredi 17 à 21h00
Samedi 20 à 18h00

 


La ballade de Narayama
Shohei Imamura (2h08, Japon, 1983)
Palme d’or au festival de Cannes

Orin, une vieille femme des montagnes du Shinshu, atteint l'âge fatidique de soixante-dix ans. Comme le veut la coutume, elle devra se faire conduire par son fils sur le sommet de Narayama pour y mourir… Filmant en décors naturels et avec une lumière crue, Imamura donne une version ultra-réaliste de cette histoire imprégnée du désespoir d’une société où les bébés comme les vieux sont abandonnés faute de pouvoir être nourris.

Samedi 13 à 14h00
Samedi 13 à 21h00
Lundi 15 à 18h00

 


Histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar
Shohei Imamura (1h40, Japon, 1970)

Le film raconte la vie et les aspirations d'une hôtesse de bar qui tient un bar à Yokosuka, non loin de Tokyo, où se trouve une importante base navale américaine. Son histoire personnelle, celle de ses amants (pour la plupart des militaires américains) et de sa fille Etsuko est entrecoupée de documents d'actualités des principaux événements de l'Histoire du Japon. Le contraste entre la réalité des événements historiques et la conception toute personnelle de l'hôtesse de bar vis-à-vis de ces mêmes événements est assez flagrant.

Samedi 13 à 18h00
Lundi 15 à 21h00
Mercredi 17 à 18h00

 


Profond désir des dieux
Shohei Imamura (2h45, Japon, 1968)

L’île de Kurage est dominée par une famille incestueuse, les Futori, dont le patriarche Yamamori a aimé sa fille comme sa propre femme, au point qu’elle lui a donné des enfants. Mais il a aussi enchaîné à un roc, pendant vingt ans, son propre fils Nekichi parce qu’il avait des rapports sexuels avec sa sœur Toriko, une attardée mentale nymphomane. Quant au fils aîné de Nekichi, Kametaro, il rêve de se rendre dans les grandes îles civilisées du nord où se trouvent les trains, les voitures et les néons, qui le fascinent. Un jour débarque dans l’île l’ingénieur Kariya, envoyé par une usine de sucre afin de rechercher de l’eau pour la raffinerie...

Jeudi 18 à 18h00
Vendredi 19 à 21h00

 


Désir meurtrier
Shohei Imamura (2h25, Japon, 1964)

Sadako est brutalisée, volée, puis violée par un agresseur inconnu, lorsqu'elle rentre chez elle. Quelques jours plus tard, dans la solitude de son drame, la jeune victime voit revenir son agresseur. Hiraoka, alors se confie : il est cardiaque et ses jours sont irrémédiablement comptés. Entre la vie et la mort, le récit de leur fulgurante passion va s'incrire au coeur de l'hiver… Ce film surprend par la beauté de sa photographie que l’on doit à Shinsaku Himeda, fidèle collaborateur de Imamura depuis 1959.

Jeudi 18 à 21h00
Samedi 20 à 21h00

 


Calendrier

Vendredi 12 janvier 

Samedi 13 janvier

Dimanche 14 janvier 

Lundi 15 janvier 

Mardi 16 janvier 

Mercredi 17 janvier

Jeudi 18 janvier 

Vendredi 19 janvier 

Samedi 20 janvier


Tarifs

Plein : 3,30 €
Réduit : 2,80 €
Avantages jeunes : 2,30 €
Passeport théâtre de l’Espace : gratuit