|
|
Que faisons-nous ensemble ?
Quarante ans après l'aventure des groupes Medvedkine (dont nous avons vu les films le mois dernier), que sommes-nous capables d'inventer ensemble dans notre environnement de travail mais aussi dans nos quartiers, dans notre quotidien? Pour aborder cette question multiple, nous vous invitons à un dialogue entre différentes formes artistiques, à un échange avec des auteurs qui, au delà d'un engagement ou d'un discours militant sont convaincus que l'expression de leur art s'inscrit dans le monde qui les entoure.
|
Mardi 14 novembre à 20h30
|
|
d’Antony Cordier (42 min, France, 2000)
« Dans ma famille, il n'y a que des ouvriers. Ce sont des sans diplôme. Des gens sans instruction… C’est le premier film que j’ai fait (à la Femis). Je me suis senti socialement et artistiquement autorisé à faire du cinéma à partir du moment où les films m'ont amené à parler avec les gens de ma famille, comprendre pourquoi, quand j'étais enfant, on me disait “ qu'il ne fallait pas faire ouvrier”. » Antony Cordier a réalisé Douches Froides en 2005.
|
Ouvrier…c’est pas la classe
de Patrick Jan (France, 2002, 52 min)
Longtemps dominée par la culture Peugeot, la région de Sochaux est aujourd'hui dopée par l'intérim. Comment les anciens et les nouveaux ouvriers vivent-ils cette mutation ? Peugeot employait en 1978 jusqu'à 42000 personnes. Vingt-trois ans plus tard, les salariés permanents de l'usine ne sont plus que 18 000. Fini le temps des embauches à vie : la masse des intérimaires, dont le nombre fluctue sans cesse, est désormais une composante structurelle de la main-d'œuvre. Les comportements et les réactions changent : la logique individualiste et de concurrence prime désormais chez les jeunes ouvriers et prend la place des réflexes de solidarité.
|
Que faisons-nous ensemble ?
Projection de photographies du Bar Floréal, durée : 13 min Présentation par Olivier Pasquiers
|
|
Christian Corouge, ex-groupe Medvedkine de Sochaux, ouvrier chez Peugeot, auteur avec Michel Pialoux de Chronique Peugeot. Michel Pialoux, sociologue, auteur avec Stéphane Beaud de Retour sur la condition ouvrière et Violences urbaines, violence sociale Hubert Truxler (alias Marcel Durand), auteur de Grain de sable sous le capot Dominique Dehais, plasticien, vient de présenter Zone de production-naissance d’une automobile au centre régional d’art contemporain le 10 Neuf à Montbéliard Olivier Pasquiers, photographe du collectif Bar Floréal
|
|
Mercredi 15 novembre à 20h30 Vendredi 17 novembre à 14h00 et 20h30
|
|
de Jean-Pierre Thorn (1h55, France, 2006)
EN AVANT-PREMIERE
Les femmes, enjeu central de la démocratie … Le film raconte l’épopée d’une caravane de femmes, venues du Sud, pour soutenir les femmes du Nord face à la montée de l’intégrisme religieux remettant en cause leurs droits fondamentaux à l’égalité. À pied, en bus, en taxi camionnettes… sous les tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au cœur des douars et bidonvilles du Maroc comme des banlieues déglinguées de France, une poignée de caravanières - musulmanes et non musulmanes – font sortir les femmes dans l’espace public pour dire les discriminations subies et lutter pour l’égalité avec les hommes.
Cinéaste engagé, Jean-Pierre Thorn a réalisé entre autres films Le Dos au mur (1980) sur son expérience ouvrière à Alsthom, et autour du mouvement hip-hop Faire kiffer les anges (1996) et On n’est pas des marques de vélo (2003).
|
|
Vendredi 17 novembre à 19h00
|
|
de Valérie Mréjen (52min, France, 2004)
On ne cesse en ce moment de parler du "retour au religieux", d’expliquer comment des individus que rien n’y prédisposait deviennent subitement intégristes. Valérie Mréjen a choisi le parti pris résolument inverse. Elle est allée en Israël pour rencontrer ceux qui, élevés dans l’orthodoxie la plus sévère, ont décidé un jour de rompre avec le fanatisme religieux, ceux dont on dit en hébreu qu’ils ont choisi "d’aller vers la question".
Valérie Mréjen est plasticienne. Tour à tour vidéaste, photographe ou encore écrivain, l’artiste s’intéresse à notre quotidien. Son matériau de base est ce qui l’entoure et qui constitue l’individu comme « homme sans qualité » : les rapports homme-femme, à l’autre, à dieu, à la biographie, etc.
|
|
HORS LES MURS au cinéma Kursaal Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Lundi 13 novembre à 20h30
|
|
De Christian Lallier (France, 52 min, 2006)
A l’occasion de la mise en place de mini réseaux d’eau en Afrique, le quotidien de la collectivité se voit modifié et de nombreuses questions délicates se posent. Un nouvel équilibre doit aussi être trouvé entre les formes traditionnelles de démocratie et les formes plus modernes, faisant notamment une place aux femmes. C’est aussi un film qui s’interroge sur les rapports Nord-Sud tels qu’ils se manifestent dans la politique au développement, à travers cet enjeu crucial de l’accès à l’eau potable. Débat avec Christian Lallier
|
HORS LES MURS, au cinéma Kursaal Dans le cadre de la semaine de la solidarité Lundi 13 novembre à 20h30 L'argent de l'eau (rencontre avec le réalisateur)
Mercredi 15 novembre
Jeudi 16 novembre (entrée libre)
Vendredi 17 novembre
En complément des projections de photographies du bar Floréal, exposition de SDF (Serge, Denise, François) et Premières photos de vacances. Dans le hall du théâtre, à partir de 13h30 (entrée libre)
|
|