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Voici deux films français récents, inédits à Besançon, débordants d’un désir de cinéma qui ne demande qu’à être partagé. Le tueur, première réalisation de Cedric Anger est un polar décalé qui questionne habilement les lois du genre pour mieux les revisiter. Andalucia est le second long-métrage d’Alain Gomis (après l’Afrance en 2001). Le réalisateur continue son exploration identitaire avec un film physique et poétique dans lequel le personnage principal cherche sa voie en même temps qu’il apprend à habiter son corps le plus harmonieusement possible. Un film étrange et envoutant, d’une audace formelle et narrative stimulante.
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Le Tueur
Cédric Anger – 1h30, France, 2008
avec Gilbert Melki, Grégoire Colin, Mélanie Laurent, Xavier Beauvois
Paris, veille de Noël. Léo Zimmerman est un homme d'affaires qui ne jure que par le sourire de sa fille qu'il chérit par-dessus tout. En apparence, sa vie est exemplaire. Pourtant, lorsque Dimitri Kopas débarque dans son bureau en se faisant passer pour un client ordinaire, Léo comprend qu'un contrat a été passé sur sa tête et que le jeune homme est là pour l'exécuter. Dévoré par l'angoisse et la paranoïa, ne dormant plus, Léo décide de venir à la rencontre du tueur et lui propose un étrange marché.
Cédric Anger réalise un premier long métrage, qui se situe dans une filiation stylée : aussi bien les premiers polars de Kitano (l'humour à froid, l'action traitée comme un retard à l'allumage) que Michael Mann (le goût pour l'architecture contemporaine des grandes villes).
Didier Péron, Libération
Ce film plein d'humour est servi par la belle photographie de Caroline Champetier et par la formidable présence des acteurs. Cédric Anger réussit son pari (...) Le Tueur est aussi un film à la fibre sentimentale, où se diffuse une grande tendresse.
Isabelle Regnier, Le Monde
Lundi 28 avril à 21h
Vendredi 2 mai à 21h
Mardi 6 mai à 18h
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Andalucia
Alain Gomis – 1h25, France, 2008
avec Samir Guesmi, Delphine Zingg, Djoloff Mbengue
Prix d’interprétation, Festival de Namur. Prix du public, Festival de Belfort.
Du dribble de Pelé à la danse de Mohammed Ali sur le ring, Yacine voudrait ne retenir de la vie que des moments uniques. Dans son royaume - sa caravane, sa musique, ses héros - il est le maître du jeu. Mais voilà que Yacine rencontre par hasard Djibril, un ami d'enfance. Il se trouve alors confronté à ses origines, à sa cité, à ses frustrations, à ses désirs inassouvis... Alors Yacine s'en va. Il décide de repartir à zéro, sans bagages ni attaches...
La balade inspirée, dans Paris, d’un promeneur moderne, schizophrène et poète. Film free constellé d’éclats, de fragments, de divagations. Après le fascinant L’homme qui marche d’Aurélia Georges, voici un nouveau promeneur dégingandé en porte-à-faux avec le monde contemporain, avec la société française, un paria inspiré et fébrile. (…)La force et la spécificité d’Andalucia est d’être aussi libre que son personnage central.
Les Inrocks, Vincent Ostria
le dossier de presse du film
Mercredi 30 avril à 20h
Vendredi 2 mai à 18h
Mardi 6 mai à 21h
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