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Cinéma français
Un été au cinéma à Besançon, c’est du cinéma en plein air mais aussi un rendez-vous hebdomadaire - et désormais devenu incontournable - autour du cinéma français. Vous êtes en effet près de deux mille à nous suivre chaque année sur ce programme et votre fidélité nous est précieuse. Cette sélection de huit films est évidemment insuffisante et frustrante mais vous propose néanmoins un aperçu de la vitalité et de la diversité du cinéma français qui continue de s’inventer aujourd’hui avec un bel enthousiasme.
Les films seront présentés par Jacques Materne.
En collaboration avec le CLA, centre de linguistique appliquée de Besançon.
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Roman de gare
Claude Lelouch - 1h43, France, 2007
Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant, Audrey Dana
Judith Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient de s'échapper de la prison de la santé! Huguette, midinette, coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y a des rencontres plus fatales que d'autres...
L'oeuvre la plus réussie du réalisateur depuis longtemps et qui rejoint sa meilleure veine. Le film nous restitue un Lelouch au meilleur de sa forme : rapide, ludique, épris d'humour, de sentiments et de fantaisie.
Positif - Michel Ciment
Claude Lelouch a retrouvé la forme pour Roman de gare, thriller ludique à l'intrigue joyeusement tarabiscotée (...) Dominique Pinon, éblouissant (...) laisse apparaître un charisme ravageur qui donne envie de le voir plus souvent en tête d'affiche.
20 Minutes - Caroline Vié
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Lady Jane
Robert Guédiguian - 1h40, France, 2008
avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin, Gérard Meylan, Yann Tregouët
A l'époque où les Rolling Stones chantaient Lady Jane, Muriel, François et René, amis d'enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier. Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu'au jour où le fils de Muriel est enlevé... La bande se reforme alors pour réunir l'argent de la rançon.
Avec Lady Jane, polar d'une noirceur presque absolue, le réalisateur déshabille son écriture, délaisse les discours, complexifie ses personnages. En s'appropriant avec brio les codes du film noir, en se laissant aller au plaisir d'un exercice de style jamais gratuit et en grattant jusqu'à l'os ses dialogues, il se renouvelle sans se renier.
Première - Didier Roth-Bettoni
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Les Amours d'Astrée et de Céladon
Eric Rohmer – 1h50, France, 2007
Avec Cécile Cassel , Andy Gillet , Amaury de Crayencour
Dans une forêt merveilleuse, le berger Céladon et la bergère Astrée s'aiment d'amour pur. Trompée par un prétendant, Astrée chasse Céladon qui, désespéré se jette dans une rivière. On le croit mort, il n'en est rien... Le réalisateur multiplie les épreuves de ses amoureux sortis de L'astrée d'Honoré d'Urfé.
Il faut remonter à La Collectionneuse (1967) pour trouver chez Rohmer un tel rayonnement du corps. Et c’est la première fois dans son œuvre que la sensualité déborde à ce point le verbe et la volonté, selon un crescendo épidermique qui dit à la fois le triomphe des sentiments et leur défaite.
Télérama - Louis Guichard
A 87 ans, Rohmer prouve qu'il n'a rien cédé de son amour pour l'idéal et signe un film inattendu, mais plein d'échos de son oeuvre passée, et tout entier vibrant d'un érotisme troublant. Une ode à l'art et à la vie.
Le Monde - Isabelle Regnier
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La Maison jaune
Amor Hakkar - 1h24, France/Algérie, 2008
avec Aya Hamdi, Amor Hakkar, Tounés Ait-Ali
Mouloud apprend la mort accidentelle de son fils. Au guidon de son tricycle à moteur, bravant tous les interdits, ce paysan modeste des Aurès, part à la ville récupérer le corps de son fils. Fatima, la mère, est plongée dans une immense tristesse. Ce père, très affecté et aidé de sa jeune fille Aya, parviendra-t-il à redonner le sourire à sa femme et aux siens ?
Il m'a fallu à moi aussi, depuis la France et jusqu'à son douar des Aurés, conduire le corps de mon père. Durant ces quelques jours, j'ai été confronté aux lourdeurs administratives, aux douleurs d'hommes et de femmes dont j'ignorais tout. J'ai été porté par des regards de compassion, et soutenu par des mains tendues et anonymes. J'ai aimé ces hommes et ces femmes, qui en définitive me ressemblaient. J'avais presque oublié que j'étais un enfant des Aurés. De toutes ces rencontres, des promenades à travers cette région hostile et belle à la fois, est née mon envie très profonde et intime d'y réaliser un film.
mardi 22 juillet à 20h30
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L’Heure d’été
Olivier Assayas – 1h40, France, 2008
Avec Juliette Binoche, Charles Berling, Jérémie Renier, Edith Scob, Dominique Reymond
C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?
Un des meilleurs d'Assayas(...). Rares sont les films qui font à ce point leur matière du temps qui passe. Plus rares encore, ceux dans lesquels la lumière importe autant que les mots. Le plus asiatique des films du cinéaste.
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
Assayas réussit un film mille-feuilles, rassemblant toutes les strates de son cinéma, d'une belle complexité de niveaux de lecture, mais aussi d'une saveur simple et immédiate.
Les Inrockuptibles - Serge Kaganski
mercredi 6 août à 20h30
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Les Liens du sang
Jacques Maillot – 1h46, France, 2008
Avec Guillaume Canet, François Cluzet, Clotilde Hesme
Lyon, à la fin des années 70. François, inspecteur de police, apprend la sortie de prison de son frère, Gabriel, qui vient de tirer dix ans pour meurtre. Entre le flic et son aîné, les retrouvailles ne sont pas évidentes, mais chacun a la volonté de tirer un trait sur le passé. Gabriel essaie de se ranger et François se met en quatre pour l'aider. Mais la réalité et les vieux démons finissent par les rattraper. Pour les deux frères, séparés par leurs choix mais unis par le sang, le chemin parcouru semble étrangement aboutir à la même impasse.
L 'épilogue est bouleversant, mais sans complaisance. Il confirme toute la profondeur de cette œuvre : un exercice de style (la reconstitution historique) et une réflexion universelle sur la famille et les tergiversations entre le Bien et le Mal. Absolument passionnant.
aVoir-aLire.com - Frédéric Mignard
Dialogues vifs et percutants, humour à tous les étages, on est touché par cette histoire de prolos qui se retrouvent au bord de l'eau, autour d'un cabanon, symbole de leurs rêves éconduits.
L'Humanité - Marie-José Sirach
mardi 12 août à 20h30
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La Fille coupée en deux
Claude Chabrol – 1h55, France, 2007
Avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel
Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.
La Fille coupée en deux est à la fois d'un pessimisme noir (...) et un film piquant et vif comme son personnage principal qui, même dans l'adversité, ne s'apitoie pas sur son sort mais reste droit (...) Chabrol est décidément un immense cinéaste et tient là une de ses oeuvres les plus puissantes.
Chronic'art.com - Jean-Sébastien Chauvin
mardi 19 août à 20h30
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Capitaine Achab
Philippe Ramos – 1h40, France, 2007
Avec Denis Lavant, Jacques Bonnaffé, Bernard Blancan
1840. Qui aurait bien pu imaginer que ce jeune garçon lisant la Bible dans une cabane de chasse perdue au milieu des bois, deviendrait un jour capitaine de navire baleinier ? Personne. Et pourtant, de mains tendues en coups reçus, Achab grandit et s'empare des océans. Devenu un capitaine redoutable, il rencontre une baleine éblouissante de blancheur... Moby Dick
A la sensibilité littéraire du script répondent un magnifique sens de la composition picturale ainsi qu'un goût pour une poésie à la fois sensorielle et sensuelle. Une synergie envoûtante, parachevant la réussite formelle et émotionnelle de ce film atypique.
TéléCinéObs - Xavier Leherpeur
Ramos a imaginé un film singulier, nourri de tous les mythes romanesques et poétiques du Nouveau Monde. Somptueuse idée, il invente à Achab un passé, une enfance que Melville n'a pas décrite dans son livre.
Les Inrockuptibles - Jean-Baptiste Morain
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