|
|
Alain Cavalier
Après avoir filmé les stars des années 60, Alain Cavalier choisit de rompre avec le cinéma traditionnel. En 1976, Le Plein de super marque le début d'une période d'expérimentation qui l'amène à Thérèse (six fois primés aux César en 1987). Durant les essais de ce film, il découvre la vidéo qui lui permet de se libérer des lourds dispositifs de tournage. Optant dès lors pour le portrait et l'autoportrait, il continue d'inventer un cinéma toujours plus proche des petites choses précieuses de la vie.
Alain Cavalier nous fait l’amitié de venir à notre rencontre jeudi 28 février au Kursaal. Sa visite nous touche d’autant plus qu’il est très occupé par le montage de son prochain film et nous le remercions pour ce précieux cadeau.
Alain Cavalier est un cinéaste qui aime la vie. Il nous le fait savoir dans chacun de ses films et à cet égard, une rencontre avec lui toujours un événement (rare !). Que vous connaissiez son cinéma ou non, c’est une occasion à ne manquer sous aucun prétexte.
FICTIONS
Je ne peux pas tourner des films avec l'idée que j'agis sur le monde car on y verrait inscrit le fait que j'ai voulu changer le cours des choses, ce qui serait prétentieux. Que mes films fassent frémir une eau dormante à l'intérieur d'un cœur, ça je le souhaite. A.C. |
|
Le Plein de super
1h37 - 1976
avec Patrick Bouchitey, Étienne Chicot, Xavier Saint-Macary, Bernard Crombey, Nathalie Baye
Ils ont 25 ans, ils sont deux à rouler dans un break, ils sont partis des Corons du nord pour le soleil du sud de la France. Ils sont passés par Paris où, malgré eux, ils se sont retrouvés à quatre dans la voiture... Alain Cavalier a toujours été un aventurier du cinéma. Il le prouve avec ce film réalisé il y a plus de trente ans mais qui semble avoir été tourné très récemment, tant il apparaît moderne, actuel, indépendant et vagabond. Ce road-movie à la française, débordant de vitalité, hymne à la jeunesse et à la liberté, est écrit avec les comédiens. «Un mélange d’extrême vulgarité et d’infinie délicatesse, exactement ce dont j’avais besoin» dira Cavalier et une rencontre décisive qui lui donnera l’envie de reprendre la caméra, sept ans après La Chamade.
Samedi 23 février à 18h
Mercredi 27 février à 21h
Jeudi 28 février à 14h en présence d'Alain Cavalier
Samedi 1er mars à 16h
|
|
Thérèse
1h37 - 1986
avec Catherine Mouchet, Aurore Prieto, Jean Pélégri
Prix du Jury à Cannes - 6 César 1987 dont Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur jeune espoir féminin
Thérèse Martin (Catherine Mouchet) entre au Carmel de Lisieux, à la fin du XIXe siècle. Elle est gaie, ouverte, idéaliste. Les réalités du couvent, son désir de perfection, la mort de son père, les privations et le manque de soin altèrent sa santé. Elle lutte à la fois contre la souffrance physique et l’épreuve de la foi. Elle meurt de la tuberculose à 24 ans en laissant un cahier où elle raconte sa «petite vie». Il est traduit dans le monde entier et sa tombe devient un pèlerinage.
C’est le film avec lequel Cavalier trouve son public et séduit la critique. L’esthétique du film n’en est pas moins d’une grande originalité. Il rompt avec la forme narrative classique au profit d'une succession de séquences où l'humour, le naturel et la poésie ne laissent aucune place à l'hagiographie.
Samedi 23 février à 21h
Mercredi 27 février à 18h
Jeudi 28 février à 18h
PORTRAITS/AUTOPORTRAITS
Je pense qu'on peut faire des films seul. Ce n'est pas de l'orgueil de dire que le cinéma peut être aussi un travail de solitude. On peut atteindre un état de concentration, faire un geste cinématographique ramassé, comme le peintre, comme le sculpteur, sans souci de l'argent, du métier, du public...
|
|
Portraits - Mémoire du travail féminin
24 x 13 min - 1987-1990
Ce sont des portraits de femmes qui travaillent, qui font des enfants et qui, en même temps, gardent un esprit d'indépendance. J'ai tourné vingt-quatre portraits de treize minutes. J'ai choisi cette courte durée pour plusieurs raisons : ne pas ennuyer, échapper à toute coupure publicitaire, réaliser le film vite, dans un élan et sans trop de ratures. A.C.
L’idéal, suggère le cinéaste, serait de ne pas regarder plus de trois portraits à la fois. Nous le prenons au mot et vous proposons d’en découvrir un ou deux (tout au plus) à chaque séance.
|
|
Ce répondeur ne prend pas de messages
65 min - 1978
Une voix off parle de femmes connues dans le passé, et puis un homme apparaît : les bandelettes qui entourent sa tête ne laissent voir que ses yeux. Le visage masqué, il décide de s'enfermer peu à peu dans une pièce close qu'il peint en noir. Mai 1978 – Dans un demi-sommeil, je me vois peindre en noir la pièce où je vis, fenêtres comprises, jusqu’à disparition de la lumière. Je téléphone à mes deux complices : Jean-François (image) et Alain (son). Une caméra 16 mm. Sept jours de tournage; pas de montage, pas de coupes. Marin Karmitz sort ce film hors règles dans une salle. Pour qu’il existe. Quelques projections en 29 ans. Quelques fidèles. Aujourd’hui, résurrection numérique. A.C.
Vendredi 29 février à 18h
Samedi 1er mars à 18h
|
|
La Rencontre
75 min - 1996
avec Françoise Widhoff
Un cinéaste rencontre une femme. Par petites touches, il filme avec sa caméra vidéo des moments de leur vie. Peu à peu, il se rend compte qu'il ne stocke pas des souvenirs mais qu'il construit un film. Il demande à la personne l'autorisation de continuer... Après un an de tournage, 75 minutes de vidéo montées sont prêtes.
Avec une caméra 35 mm, j’ai filmé ma vidéo Hi8 sur un écran de télévision. C’est ce que j’ai trouvé de moins cher pour une copie-salle. Pour moi, la salle, c’est le temple. J’ai proposé à Roger Diamantis, propriétaire du Saint André des Arts, de passer le film une fois par jour à 13 heures avant le début des séances. C’est resté 365 jours. Avec le DVD, le film revient à son origine vidéo, ce qui est bien aussi. Je n’ai jamais discuté avec les spectateurs après une projection. On ne me voyait pas sur l’écran, je n’avais pas à me montrer. A.C.
J'en suis arrivé peu à peu à ne filmer qu'au plus près de mon expérience. Aujourd'hui je sais qu'un homme est fait de peu de matière, donc je filme avec peu de moyens. J'ai abandonné tout luxe. Le cinéma est devenu pauvre, je l'ai suivi.
Vendredi 29 février à 21h
Samedi 1er mars à 18 h
|
|
Le Filmeur
1h37 - 2005
Les premiers plans du film ont été tournés en 1994, les dernières images datent de 2005. Plus de dix ans d'une vie en cent minutes de projection. Chaque plan accompagne le cours de la vie. Le suivant est impossible à prévoir. L’impression que le monde bouge sans cesse. Pour la première fois, je filme mon visage. C’est avec difficulté que je me suis libéré de ma crainte de me montrer. Vous verrez que des événements précis m’ont poussé à le faire. J’ai appris que, malgré ma franchise, mon inconscient essayait encore de dissimuler de solides secrets. J’ai découvert que lorsque les prises de vie en direct sont réussies, elles rejoignent les lois anciennes de la dramaturgie. Tout simplement parce que ces principes venaient d’une observation juste de la nature humaine. A.C.
Dimanche 24 février à 21h
Mardi 26 février à 18h
Jeudi 28 février à 21h
Samedi 1er mars à 21h
|
jeudi 21 février - Sidney Lumet
vendredi 22 février - Sidney Lumet
samedi 23 février - Alain Cavalier
dimanche 24 février - Alain Cavalier
lundi 25 février - Sidney Lumet
mardi 26 février - Alain Cavalier
mercredi 27 février - Alain Cavalier
21h Un portrait / Le Plein de super
jeudi 28 février - Alain Cavalier
vendredi 29 février - Alain Cavalier
samedi 1er mars - Alain Cavalier
dimanche 2 mars - Sidney Lumet
21h 7h58, ce samedi-là
Plein : 3,50 €
Réduit : 3 €
Avantages jeunes : 2,30 €
Passeport théâtre de l’Espace : gratuit
|
|