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Le Spectacle et l'avant-garde
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mardi 25 novembre de 9h30 à 17h30
A partir d’extraits de films, Cyril Neyrat nous aidera à prendre la mesure de l’importance de l’œuvre de Resnais dans le cinéma d’aujourd’hui; une œuvre marquée par l’intelligence du récit, les audaces formelles et un art du montage (visuel et sonore) unique.
Hiroshima mon amour, L’Année dernière à Marienbad, Muriel ou Le Temps d’un retour: les trois premiers longs métrages de Resnais sont autant d’expériences fondatrices du cinéma moderne. Le cinéaste continue à se distinguer de la Nouvelle Vague et de la notion commune d’«auteur» en confiant l’écriture de ses scénarios à des écrivains renommés: Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Jean Cayrol. Serge Daney définit parfaitement la place de Resnais dans l’histoire du cinéma: «Au tournant des années 1960, Resnais a été mieux qu’un cinéaste: un sismographe. Il lui est arrivé cette chose terrible de capter l’événement fondateur de la modernité: qu’au cinéma comme ailleurs, il faudrait compter désormais avec un personnage de plus : l’espèce humaine. Or ce personnage venait d’être nié (les camps de concentration), atomisé (la bombe), diminué (la torture), et le cinéma traditionnel était bien incapable de "rendre" cela. Il fallait trouver une forme. Ce fut Resnais.»
Avec La guerre est finie (1966) (...) l’audace, l’expérimentation se font plus discrètes, se conjuguent à un souci de l’entertainment : cet équilibre entre invention et séduction définit la singularité de Resnais et la réussite de Providence (1978) et Mon Oncle d’Amérique (1980). Dans les années 1980, le goût de Resnais pour le théâtre et la culture populaire des années 1930 s’impose (La vie est un roman, 1983, Mélo, 1986, Pas sur la bouche, 2003) et détermine la méthode du cinéaste. Aux écrivains modernes des débuts succèdent les auteurs dramatiques populaires que sont le couple Bacri/Jaoui et Alan Ayckbourn. Ses plus grands succès, On connaît la chanson (1997) et Cœurs (2006), ont le rare mérite de concilier recherche formelle et spectacle populaire et font entendre le même pessimisme lucide qu’Hiroshima et Muriel.
Cyril Neyrat, critique à la revue Vertigo et aux Cahiers du Cinéma.
Extrait du dossier Hiroshima mon amour pour Lycéens au cinéma
Cette journée est proposée aux enseignants de l’académie de Besançon dans le cadre d’une formation Le septième art, de la matière pour une réflexion partagée mais aussi à toute personne qui le souhaite.
Renseignements et réservations :
0381510312 ou espace.cine@free.fr |
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