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Kursaal

Cinéma israélien
du 12 au 24 avril

 

   
Plusieurs rendez-vous :
   

 

Cinéma israélien - panorama

 



 

 

 

   


 
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Cinéma israélien - panorama

 

Depuis quelques années le cinéma d’auteur israélien se distingue par sa qualité autant que par sa diversité. Une richesse formelle et esthétique qui passe par toute une palette de nuances révélatrice des talents d’une nouvelle génération de cinéastes. Dans sa quête identitaire, le cinéma israélien est passé de la propagande au questionnement de l’idéal sioniste puis à la reconnaissance de l’Autre, le Palestinien, avec son histoire et sa souffrance. Aujourd’hui plus introspectif, le cinéma israélien révèle et questionne une société complexe et en pleine mutation, avec une réelle capacité à porter un regard critique souvent sans concession sur ses contradictions internes.
 

 

Ce cycle consacré au cinéma israélien vous offre plusieurs rendez-vous, un panorama du cinéma israélien contemporain (ci-dessous), une conférence de Ariel Schweitzer, un éclairage particulier sur le cinéma de Raphaël Nadjari, un autre sur celui de Avi Mograbi et trois séances spéciales, deux consacrées au Journal de David Perlov et une à Rachel de Simone Bitton. Ce programme a été réalisé en partenariat avec la Ville de Besançon.

 

 
   

 

 
Mariage tardif
Dover Kosashvili – 1h40, Israël/France, 2001
avec Lior Ashkenazi, Ronit Elkabetz,Moni Moshonov

Zaza, un Israélien d'origine géorgienne doit se marier. Comme le veut la tradition, il est de son devoir de choisir une jeune femme vierge, belle, bien élevée et, de préférence, riche. Yasha et Lily, ses parents, lui organisent des rendez-vous avec des épouses potentielles et leurs familles. Ce que les parents de Zaza ignorent, c'est qu'il est déjà amoureux. Et l'heureuse élue n'est autre que Judith, une Marocaine sensuelle, forte et mystérieuse. Elle est aussi divorcée et mère d'une petite fille de six ans.

 

 

Rire sans honte, devant une comédie venue d’Israël, quelle bonne surprise ! (…) Kosashvili brosse une comédie à la fois joyeuse et vaguement amère, truculente (il ne peut renier ses origines géorgiennes) et sensuelle, tendre aussi, en tout cas jamais frontalement satirique à l’égard des absurdes traditions séculaires qui continuent d’empoisonner la vie des jeunes Israéliens (et peut-être pas seulement des Israéliens?).
Annie Coppermann, Les Échos


vendredi 16 avril à 21h film présenté par Ariel Schweitzer
lundi 19 avril à 18h30

 

   

 

 

 

Prendre femme
Ronit et Shlomi Elkabetz – 1h37,Israël/France, 2004
avec Ronit Elkabetz,Simon Abkarian, Gilbert Melki

 
Haïfa, juin 1979. Une fois encore,Viviane est sur le point de quitter Eliahou, son époux. Une fois encore, ses frères réussissent à la persuader que sa place est auprès de son mari, ses enfants et sa famille. Fatiguée de cette existence qui dénie ses rêves et ses droits, lasse de cet époux qui privilégie les traditions au détriment de leur vie de couple, Viviane reste,mais elle est à bout. Au même moment, Albert, un homme qu'elle a aimé, ressurgit dans sa vie.
 

Ronit Elkabetz qui interprète Viviane, a co-écrit et réalisé le film avec son frère Shlomi, comme une façon d'enregistrer leurs blessures autobiographiques, l'aliénation mutuelle de leurs parents. (...)  Le frère et la soeur ne proposent aucune issue, ne ferment aucune piste. Ils captent seulement, avec une étonnante maîtrise du récit, les émotions, les déchirements et les fêlures intimes, un enfer ordinaire et universel.


Cécile Mury,Télérama

 

 

 

 

   

mercredi 21 avril à 18h30
vendredi 23 avril à 21h

 

   

 

 

 

 

Terre promise
Amos Gitaï – 1h30, France/Israël, 2004 -
avec Anne Parillaud, Hanna Schygulla, Diana Bespechni

Une nuit dans le désert du Sinaï, au clair de lune, un groupe d’hommes et de femmes se réchauffe autour d’un feu de camp. Les femmes sont d’Europe de l’Est, les hommes sont des Bédouins. Demain, ils passeront la frontière en secret et les femmes seront vendues aux enchères…

 

 

Terre promise est un film stupéfiant par son audace politique autant que par ses choix esthétiques. La façon dont Gitaï règle le problème de la représentation du supplice, de la nudité, de la descente aux enfers de ces jeunes filles est exemplaire. (…) Gitaï dépeint Israël comme un grand bordel du capitalisme à l'heure de la mondialisation. Cette figuration de l'asservissement des corps transformés en denrées et transportés au mépris des frontières et des check-points apparaît comme une métaphore de la conquête du monde par une économie sans états d'âme.
Jean-Luc Douin, Le Monde
 
samedi 17 avril à 16h film présenté par Ariel Schweitzer
lundi 19 avril à 21h

 

 

   

 

 

 

 

Beaufort
Joseph Cedar – 2h, Israélien, 2007
avec Alon Abutbul, Eli Eltonyo, Oshri Cohen

Dans l'ancienne forteresse du 12e siècle de Beaufort, située au Liban, l'armée israélienne maintient un avant-poste, symbole de l'une de ses guerres les plus contestées. Sur cette montagne perdue loin de tout, un jeune homme âgé de 22 ans, Liraz Liberti, commande la petite garnison. Entre sens du devoir et jeunesse, entre ennemi invisible et contexte militaire lié au retrait deTsahal après 18 ans d'occupation, Liraz et ses hommes essaient tant bien que mal de remplir leur mission impossible.
 
La force de Beaufort réside dans le déplacement de son centre de gravité vers cette «guerre intérieure» et immatérielle: la lutte contre l'angoisse et la peur (…). Très puissant dans sa vision de la guerre comme phénomène universel,Beaufort n’est pourtant pas sans poser un problème politique (…). Le choix de centrer le film sur les derniers jours de la présence israélienne au Liban a pour effet d’éviter toute réflexion sur les raisons qui ont poussé Israël à envahir le Liban.
Ariel Schweitzer, Les Cahiers du Cinéma
 
lundi 12 avril à 21h
jeudi 15 avril à 18h30

 

   

 

 

 

 

My Father,My Lord
David Volach – 1h16, Israël, 2007
avec Assi Dayan, Ilan Griff, Sharon Hacohen Bar

Installé avec son épouse et son jeune fils dans une communauté ultra-orthodoxe à Jérusalem, Rabbi Abraham voue sa vie à l'étude de la Torah et de la loi juive. Mais pendant leurs vacances d'été au bord de la mer Morte, sa foi est mise à l'épreuve.
 
C’est l’une des grandes révélations de ces dernières années et la première réalisation d’un jeune cinéaste, issu d’une famille juive orthodoxe. Largement influencée par les Décalogues de Krysztof Kieslowski, cette oeuvre subtile est une variation sur le thème du sacrifice d’Isaac dans laquelle un enfant trouve la mort à cause du fanatisme religieux et l’aveuglement de son père. Sans dogmatisme aucun, la force du film réside dans la connaissance intime de l’auteur avec les rituels et les textes religieux qu’il interroge et critique avec audace, sans renoncer pour autant à représenter l’homme religieux dans son humanité et sa sensualité.
Ariel Schweitzer
 
samedi 17 avril à 14h film présenté par Ariel Schweitzer
jeudi 22 avril à 21h

 

   

 

 

 

 

La Visite de la fanfare
Eran Kolirin – 1h26, Israël, 2007
avec Sasson Gabai, Ronit Elkabetz, Saleh Bakri

Un jour, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde.
 
La Visite de la fanfare révèle un autre conflit, au sein même de la société israélienne : l’effacement des traditions arabes dans une société où la moitié de la population est originaire d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. (…) La rencontre israélo-arabe se crée ainsi dans un espace culturel intermédiaire : ce n’est ni la musique arabe, ni la musique israélo américaine qui domine le film, mais plutôt le jazz,matérialisant ainsi un temps ouvert au hasard, à l’improvisation, au métissage – comme une utopie en train de se faire, un rendez-vous où tout reste encore à jouer…
Ariel Schweitzer, Les Cahiers du cinéma
 
   

lundi 12 avril à 18h30
mercredi 14 avril à 21h

 

   

 

 

 

 

Une jeunesse israélienne (Vasermil)
Mushon Salmona – 1h33, Israël, 2009
avec David Teplitzsy,Avinoam Blumenkrantz,Benni Adega

Beer Sheva, au sud d'Israël. Shlomi, Adiel et Dima, 3 adolescents d'origines et de confessions religieuses différentes, vivent dans le quartier le plus défavorisé de la ville. Ils sont cette jeunesse israélienne cosmopolite qui doit grandir ensemble, avec le chômage, les clichés religieux et la violence ambiante. Chacun vit bouclé dans le communautarisme de son groupe. Recrutés pour participer à la coupe de foot des jeunes, ils vont se rencontrer pour la première fois autour de Vasermil, le mythique stade de la ville.
 
Le film est porté du début à la fin par David Teplitzsy qui incarne Dima, le gardien de but, un jeune immigré russe mêlé à une affaire de trafic de drogue. Véritable révélation, cet acteur impose une présence intrigante, mélange de beauté juvénile, d’innocence et d’agressivité contenue. Mieux que toute thèse sociologique, ce corps énergique et enragé peut se voir comme le symbole d’une société minée par sa violence interne.
Ariel Schweitzer, Les Cahiers du cinéma

 


mercredi 21 avril à 21h
vendredi 23 avril à 18h30

 

   

 

 

 

 

Jaffa
Karen Yedada – 1h45, Israël/France, 2009
avec Dana Ivgy,Monie Moshonov, Ronit Elkabetz

Situé au coeur de Jaffa, une ville que les Palestiniens surnomment la fiancée de la mer, le garage de Reuven est une affaire familiale. Il y emploie sa fille Mali et son fils Meir, ainsi que Toufik et Hassan, un jeune palestinien et son père. Personne ne se doute que Mali et Toufik s’aiment depuis des années. Alors que les deux amants préparent en secret leur mariage, la tension monte entre Meir et Toufik…
 
Je pense qu’il s’agit là de notre tragédie: on ne prête pas attention au point de vue de l’autre. Dans le film, les personnages ne se voient pas, ne se parlent pas, ne s’écoutent pas… En apparence, cette famille a l’air parfaitement normale. Mais au fond, elle est passablement perturbée.
Karen Yedada
 

mercredi 14 avril à 18h30
dimanche 18 avril à 20h

 

 



 

 

Calendrier

lundi 12 avril
21h00 Beaufort

mardi 13 avril

mercredi 14 avril
18h30 Jaffa
 
jeudi 15 avril
18h30 Beaufort

vendredi 16 avril

samedi 17 avril
4 films présentés par Ariel Schweitzer
 
dimanche 18 avril
20h00 Jaffa
 
lundi 19 avril

mardi 20 avril
Rencontre avec Simone Bitton

mercredi 21 avril
 


Tarifs

Plein : 3,50 €
Réduit : 3 €
Avantages jeunes et
Passeport théâtre de l’Espace : 2,50 €