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L'été du cinéma français
Un été au ciné à Besançon, c’est un programme ciné en plein air et c'est aussi un rendez-vous hebdomadaire au Kursaal autour du cinéma français avec une programmation de sept films récemment sortis dans les salles. Cette année ce sont les jeunes réalisateurs qui sont à l'honneur : tout d'abord l'éternellement jeune Alain Resnais qui pratique un cinéma d'une énergie et d'une truculence qui nous emporte, une fois encore, dans Les Herbes Folles. Puis, il y a les jeunes confirmés pourrait-on dire : Kervern, Honoré, Gianolli avec des films qui mettent en question, la société, la famille, le travail sur des modes tour à tour dramatiques et décapants. Et enfin quelques belles surprise avec les premiers longs de Chaumeil, Molia et Lecomte qui dans des registres différents montrent un cinéma français toujours prêt à se réinventer.
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L'Arnacoeur
Pascal Chaumeil - 1h45, France, 2010
Avec Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex.
Le show, presque irréel de drôlerie, électrise tout sur son passage et contamine rapidement le récit, transformant la petite romance de supermarché s'imaginant comédie romantique à l'Américaine en crépitante usine à gags. C'est bien dans cet enchaînement convulsif, dans cette sécheresse et dans cette férocité ne s'épargnant aucun excès comique que L'Arnacoeur puise sa réussite, une sorte d'énergie animale, un peu sauvage, qui permet de se hisser hors des sentiers battus de la comédie de séduction gentillette à laquelle tout semblait le prédestiner.
Vincent Malausa, Chronicart.com
Le site internet du film
mercredi 7 juillet à 20h30
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Non Ma Fille, tu n'iras pas danser
Christophe Honoré - 1h45, France, 2009
avec Chiara Mastroianni, Marina Foïs, Marie-Christine Barrault
Depuis qu'elle s'est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l'implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.
C'est prouvé, un film triste peut procurer beaucoup de joie. Non ma fille... a beau montrer une femme étouffée par les normes, culpabilisée par ses proches, c'est un moment de cinéma très tonique. Sans doute parce que Christophe Honoré met en scène la crise de Léna comme une rechute d'adolescence, une ruade de vieille jeune fille – avec toute l'énergie dévastatrice, parfois le lyrisme, mais aussi les effets comiques que cela permet. (...) Et on suit notre Léna bien-aimée, et si mal assurée, jusqu'au bout de son plongeoir existentiel, et on partage son vertige.
Louis Guichard Télérama.
Le site internet du film
mardi 13 juillet à 20h30
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Une Vie toute neuve
Ounie Lecomte - 1h32, France - Corée du Sud, 2010
avec Kim Saeron, Park Doyeon, Park Myeong-Shin
Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des soeurs catholiques. Commencent alors l'épreuve de la séparation et la longue attente d'une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d'une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu'elle aime.
Centrées sur son mètre trente (elle n'est pas bien grande), les premières images reflètent le bonheur absolu de la gamine à être avec son père : assise sur sa bicyclette, face à lui au restaurant. Ounie Lecomte ne montre pas l'adulte, elle filme un état d'âme, un sentiment d'exaltation enfantine. Elle va procéder ainsi jusqu'à la fin. S'attacher avec une infinie pudeur à figurer ce que ressent Jinhee de l'intérieur, rester à sa hauteur. Très vite, elle suggère le drame qui guette Jinhee en la faisant chantonner ce refrain dont la petite fille ne mesure pas encore la portée intime et qui, pour nous, surgit de façon poignante : "Combien je t'ai aimé ! Tu regretteras un jour, quand le temps aura passé !"
Jean-Luc Douin, Le Monde
mardi 27 juillet à 20h30
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Les Herbes folles
Alain Resnais - 1h44, France-Italie, 2009
avec André Dussolier, Sabine Azéma, Emmanuelle Devos
D'après L'Incident de Christian Gailly.
Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter...
Dans une histoire banale, l'homme irait porter le portefeuille au commissariat, qui alerterait la femme et chacun retournerait vaquer à ses occupations. (...) Sauf que ce n'est pas une histoire banale, parce que l'homme est un aventurier de l'imaginaire et qu'Alain Resnais traque ce quelque chose d'étrange qui se cache dans la tête des gens, ces pulsions déraisonnables qui les font ressembler à des herbes folles, suffisamment vivaces pour s'infiltrer entre deux plaques de macadam.
Le site internet du film
mercredi 4 août à 20h30
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Mammuth
Gustave Kervern, Benoît Delépine - 1h32, France, 2010
avec Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Anna Mouglalis
Serge Pilardosse vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une « Mammut » qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire…
L'odyssée de Serge Pilardosse sera semée de rencontres farfelues, de situations à l’incongruité jubilatoire (...) et l'invitera à revisiter des fragments de son passé au prisme de la liberté. (...) Art des fous, des poètes qui volent le feu pour leur barbecue, des humbles qu’ici on ne moque pas. Le réalisme autorise tous les décalages propices à l’effet de loupe. Et c’est presque en douce que se lit toute l’absurdité d’un système qui exalte la « valeur travail » pour mieux la mettre en lambeaux. Un Gérard Depardieu immense et taiseux nous convainc roue à roue.
D. W., L'Humanité.
mardi 10 août à 20h30
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Huit fois Debout
Xabi Molia - 1h43, France, 2010
avec Julie Gayet, Denis Podalydès, Constance Dolle
Elsa vit de petits boulots et essaie de décrocher un véritable emploi, afin de pouvoir assumer la garde de son fils. Mathieu, son voisin de palier, enchaîne, lui aussi, les entretiens d'embauche avec un art consommé du ratage. Bien qu'étant dans une situation de plus en plus précaire, tous deux cherchent à rebondir dans un monde qui ne semble pas fait pour eux. " Sept fois à terre, huit fois debout " ?
On est séduit par le ton du premier long métrage de Xabi Molia jusque-là écrivain. Plus doux qu'amer, ce constat cruel sur la précarité a la légèreté d'un conte. Même dans ses aspects sombres, le film est une ode aux boiteux de la vie, pas si désireux de marcher droit, pas si pressés d'être recadrés. (...) C'est que, pour le jeune réalisateur, l'accomplissement n'est pas dans la réussite sociale, mais dans l'acceptation de soi et des autres. Au-delà des épreuves, l'instable et le loser (Julie Gayet et Denis Podalydès, magnifiques) resteront fidèles à l'autre maxime qui régit cette comédie mélancolique sur le refus de gagner à tout prix : « Atteindre le but, c'est louper tout le reste. »
Guillemette Odicino, Télérama
mardi 17 août à 20h30
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A l'Origine
Xavier Giannoli - 2h10, France, 2009
Avec François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu
Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes. Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées. L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région. Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie...
Une oeuvre âpre et lyrique sur la fabrication du lien social, le besoin de croire et la beauté du travail collectif. Un portrait aussi de la France des humbles, regardée avec un réel souci de dignité. Servi par une distribution exceptionnelle, dont François Cluzet, terriblement impressionnant. Le sens aigu de la mise en scène et le regard de Cavier Giannoli confèrent à cette oeuvre saisissante la puissance hypnotique des très grands films.
Jean-Claude Raspiengeas, La Croix
mercredi 25 août à 20h30
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mercredi 7 juillet
mardi 13 juillet
mardi 27 juillet
mercredi 4 août
Plein : 3,50 €
Réduit : 3 €
Avantages jeunes et Passeport théâtre de l’Espace: 2,50 €
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